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GRCI 2025 | Quand ça résiste

Les lésions coronaires infranchissables font partie des situations les plus frustrantes et les plus complexes en cardiologie interventionnelle.

  • Comment identifier les facteurs de résistance ?

  • Quelles techniques utiliser, et dans quel ordre ?

  • Et surtout, comment garder une stratégie efficace face à l’échec apparent ?

Dans cette interview réalisée lors du GRCI 2025, Sébastien Levesque, interrogé par Benjamin Honton, partage les messages clés de la session « Quand ça résiste » et livre une approche structurée pour aborder ces lésions extrêmes.


Lésions infranchissables : rares, mais toujours redoutables

Les lésions infranchissables ne représentent pas le quotidien de l’angioplastie, mais elles constituent sans doute l’un de ses plus grands défis.
Face à une lésion où « rien ne passe », le risque est double :

  • s’acharner sans stratégie claire,

  • ou abandonner trop tôt.

Comme le rappelle Sébastien Levesque, la première règle est simple mais essentielle : ne pas perdre espoir, tout en sachant quand et à qui référer.


Identifier les facteurs favorisant les lésions résistantes et récidivantes

Les lésions infranchissables partagent souvent des caractéristiques communes :

  • calcifications sévères,

  • fibrose ancienne,

  • lésions récidivantes après multiples interventions,

  • anatomies complexes ou tortueuses.

Les identifier permet d’adapter précocement la stratégie et d’éviter des tentatives répétées inefficaces.


Construire une stratégie d’upgrade progressive

Un message clé de la session repose sur la maîtrise de l’arbre d’upgrade technique.
Avant d’envisager des solutions extrêmes, il est essentiel de savoir ce qui a déjà été tenté et ce qui peut être optimisé :

  • utilisation d’extensions de cathéter pour améliorer le support,

  • choix de guides adaptés,

  • recours aux techniques de modification de plaque pour préparer le passage du matériel.

Cette progression méthodique permet souvent de franchir des obstacles initialement jugés infranchissables.


Le laser intracoronaire : l’outil du dernier pas

Point central de la discussion : le laser intracoronaire.
Souvent perçu comme complexe ou réservé à quelques centres experts, il est au contraire décrit comme :

  • un outil simple d’utilisation,

  • avec une courbe d’apprentissage courte,

  • et un profil de sécurité rassurant.

Sébastien Levesque insiste : le laser n’est pas un outil du quotidien, mais l’outil qui permet parfois de faire le dernier pas quand tout a échoué.

Savoir quand l’indiquer, comment l’utiliser, et surtout où le trouver — y compris en collaborant avec des centres voisins — fait partie intégrante de la prise en charge moderne des lésions complexes.


Des cas cliniques porteurs d’espoir

L’un des cas présentés — une coronaire droite critique totalement infranchissable — illustre parfaitement cette démarche.
Après l’échec de multiples approches, la combinaison des techniques et l’utilisation adaptée du laser ont permis de débloquer une situation initialement désespérée.

Cette session démontre qu’avec une stratégie structurée et une bonne connaissance des outils disponibles, des solutions existent même dans les cas les plus complexes.


Une session fidèle à l’esprit du GRCI

La session « Quand ça résiste » incarne l’ADN du GRCI :

  • partage d’expérience,

  • pédagogie pragmatique,

  • et transmission de solutions concrètes pour la pratique quotidienne.

▶️ La session complète est disponible dans les replays du GRCI.

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